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Mise à jour hebdomadaire – 9 décembre 2020 – Petite consolidation des marchés avant d’importants ren

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BNP Paribas Asset Management
 

Ces derniers jours, les marchés ont consolidé après le fort rebond des actions mondiales en novembre (près de 13 % pour l’indice MSCI World) qui s’est poursuivi début décembre. Deux thèmes majeurs continuent de soutenir les marchés : les vaccins contre le coronavirus et la possibilité d'une relance économique aux Etats-Unis.

Le risque est que les marchés soient devenus un peu trop optimistes sur la situation économique alors que les taux de contaminations et d’hospitalisations continuent d’augmenter aux États-Unis et dans une grande partie de l’Europe. Aujourd’hui, la chancelière Merkel a décidé de durcir le confinement en Allemagne avant Noël pour freiner la propagation du virus.

Le rendement du T-note américain à 10 ans s’est légèrement détendu à 0,94 % après avoir touché 0,98 % vendredi dernier, soit son plus haut niveau depuis les variations erratiques en mars dernier lorsque le fonctionnement des marchés obligataires avait été perturbé. Les indices S&P 500 et Nasdaq restent quant à eux proches de leurs plus hauts historiques.

Les négociations continuent

Jusqu’à présent, les négociateurs n’ont pas réussi à sortir de l’impasse du Brexit. Les investisseurs attendent maintenant de voir si un compromis, synonyme d’accord, pourra être trouvé à l’occasion de la réunion entre Boris Johnson et Ursula Von Der Leyen. Il reste possible qu’aucun d’accord ne soit trouvé mais le consensus est que le coût économique et politique est trop élevé pour que les deux parties ne s’entendent pas sur un accord de dernière minute.

Outre le Brexit, le budget 2021-27 de l’Union européenne (UE) et le fonds de relance Next Generation EU seront le principal sujet discuté lors du sommet de l’UE cette semaine. Étant donné le veto actuel de la Pologne et de la Hongrie, si un accord n’est pas trouvé, l’UE pourrait dissocier le plan de relance du budget pluriannuel, ce qui permettra de le limiter à un groupe de pays volontaires et de contourner ainsi le veto.

Le marché du travail américain suscite quelques inquiétudes

Aux États-Unis, la croissance de l’emploi dans le secteur privé a été plus modeste que prévu en novembre avec 345 000 créations nettes (contre 540 000 attendues selon le consensus Bloomberg, ce qui dans des circonstances normales serait un écart colossal). Par ailleurs, la baisse du taux de chômage (de 6,9 % à 6,7 %) reflète le phénomène des « chômeurs découragés », qui renoncent à chercher un emploi, et ne sont donc plus comptés dans la population active.

L’emploi a baissé de près de 10 millions d’emplois depuis février. Au rythme actuel des créations d’emploi, ces pertes ne seraient récupérées qu’à la mi-2023.

Au printemps ou à l’été prochain, nous devrions assister à une hausse très rapide des embauches dans les secteurs qui devraient bénéficier du déploiement généralisé du vaccin (restaurants, loisirs). Néanmoins, la situation du marché du travail américain a de nouveau conduit le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, à exhorter le Congrès à ne pas hésiter à en faire plutôt trop que trop peu en matière de relance budgétaire.

Peut-être encouragés par les commentaires de Jay Powell, peut-être en réponse à la détérioration de la situation sanitaire, des élus démocrates comme républicains ont laissé entendre que les négociations au Congrès, qui portent actuellement sur un plan de 908 milliards de dollars proposé par un groupe bipartisan au Sénat, pourraient aboutir avant Noël.

La taille et le contenu de ce nouveau plan de relance sont encore en discussion. Hier, l’administration Trump a présenté à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, une nouvelle proposition de 916 milliards de dollars.

Les observateurs s’attendent à ce que le Congrès américain adopte un nouveau plan de relance, bien que les opinions divergent sur le moment et l’ampleur de celui-ci. Si un accord est vraiment trouvé avant Noël, ce serait plus tôt que prévu par la plupart des analystes. En revanche, si les mesures annoncées totalisent 500 milliards plutôt que 1 000 milliards, ce serait une déception.

Les démocrates considèrent cette dernière négociation comme une étape avant de larges mesures supplémentaires dès l’investiture de Joe Biden le 20 janvier prochain. Mais, à moins que les Démocrates ne remportent les deux sièges encore en jeu en Géorgie début janvier, le Sénat pourrait refuser d’adopter autre chose qu’une rallonge budgétaire (ce qui n’est même pas garanti) une fois que la campagne de vaccination aura commencé.

En attendant la BCE

Le 10 décembre, la Banque centrale européenne (BCE) tiendra sa dernière réunion de politique monétaire de l’année. Alors que les vaccins contre le coronavirus sont sur le point d’être approuvés et livrés dans toute l’Europe, la BCE devrait présenter des perspectives économiques plus optimistes. Cependant, la contraction de l’activité au 4e trimestre implique que la BCE va probablement revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2021. Les investisseurs se focaliseront également sur la révision des prévisions d’inflation de la BCE.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, et d’autres officiels ont déjà signalé que de nouveaux assouplissements vont intervenir afin d’atténuer les dommages économiques persistants causés par la pandémie de coronavirus et les confinements.

Nous attendons des éclaircissements sur les domaines suivants de la politique de la BCE :

  • Renforcer le programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP)

Lancé au printemps, au moment où la pandémie commençait à frapper toute l’Europe, ce programme d’assouplissement quantitatif vise à acheter jusqu’à 1 350 milliards d’euros d’obligations. Il est prévu qu’il se poursuive jusqu’en juin 2021. Cependant, compte tenu de la seconde vague de l’épidémie et des nouvelles restrictions imposées, la BCE devrait en augmenter la taille et la durée. Actuellement, il reste 600 milliards d’euros à utiliser. Il est possible que la BCE augmente l’enveloppe de 500 milliards et prolonge le PEPP jusqu’à la fin de 2021, voire jusqu’en juin 2022. Cela permettrait potentiellement à la BCE d’acheter environ 70 % de toutes les obligations émises par les gouvernements de la zone euro l’année prochaine, soit 150 % des émissions nettes (émissions brutes moins remboursements des dettes arrivant à échéance).

  • Augmenter le refinancement des banques

Le deuxième instrument privilégié par la BCE face à la crise est de refinancer les banques à des taux très bas pour stimuler l’octroi de crédit à l’économie réelle. Au travers de ses opérations ciblées de refinancement à plus long terme (TLTRO), la BCE a prêté près de 1 500 milliards d’euros aux banques à un taux pouvant descendre à -1 % sous conditions de volumes de prêts accordés au secteur privé. Ce programme doit durer jusqu’en mars 2021. La BCE a indiqué qu’il serait probablement prolongé mais des précisions sont attendues quant à une éventuelle baisse supplémentaire des taux. Selon nous, il est peu probable que la BCE abaisse son taux de dépôt (actuellement à -0,50 %).

Nous pensons que la BCE est, de fait, en train de mettre en place une politique de contrôle des taux et des spreads. Dans l’ensemble, la BCE, qui commence à manquer de munitions, espère que tout se passera bien et que la politique budgétaire parviendra à relancer la demande, ce qui devrait continuer à soutenir les prix des actifs.

Graphique 1 : Une appréciation malvenue – Ces dernières semaines, l’euro a atteint son plus haut niveau depuis 2018. Evolution de la parité EUR/USD entre janvier 2018 et le 08/12/2020.

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Source: BNP Paribas Asset Management au 09/12/2020

Le rebond de l’euro reflète principalement la faiblesse du dollar, mais reste un sujet de préoccupation pour la BCE dans la mesure où l’appréciation de l’euro exerce une pression à la baisse sur l’inflation (via les prix à l’importation). L’appréciation de l’euro pourrait contrecarrer les effets attendus des mesures budgétaires prises en réponse à la pandémie.

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