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Mise à jour hebdomadaire – Des fortunes différentes

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Daniel MORRIS
 

Les dernières enquêtes auprès des directeurs d'achats (PMI) pour octobre illustrent la divergence qui apparaît entre l'Europe et les États-Unis sur le plan économique.

Alors que l’indice PMI composite pour les Etats-Unis a atteint 55,5, soit un niveau pouvant être historiquement associé à une croissance solide, il est tombé à 49,4 dans la zone euro, soit sous 50, ce qui correspond à une contraction de l’activité.

Graphique 1 :

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Des restrictions aux interactions sociales plus sévères en Europe qu’aux Etats-Unis

La principale raison de divergence est la réponse des gouvernements à l’accélération de l’épidémie de Covid-19 – plus de restrictions en Europe, beaucoup moins aux États-Unis. Dans la plupart des pays, le nombre de nouveaux cas est aujourd’hui plusieurs fois supérieur à ce qu’il était lors de la première vague en mars et avril (cinq fois plus en France). Fort heureusement, le nombre de décès est bien inférieur (un quart en France).

The Economist estime que le nombre plus élevé de cas reflète principalement un plus grand nombre de tests et que le nombre réel de nouveaux cas est moins élevé (encore une fois, environ un quart en France). Quoi qu’il en soit, les autorités politiques et santé doivent réagir et imposent de nouvelles restrictions et se dirigent manifestement de plus en plus vers un confinement complet. Alors que la plupart espèrent éviter les restrictions les plus dommageables sur le plan économique, les marchés boursiers reflètent déjà les craintes que l’activité ne rebondisse pas au quatrième trimestre comme espéré.

Les bonnes surprises sur les résultats des entreprises ne suffisent pas

C’est peut-être en raison de ces inquiétudes que les investisseurs ont réagi moins positivement une saison des résultats étonnamment bonne, du moins jusqu’à présent. Les bénéfices des entreprises sont bien évidemment médiocres dans l’absolu (en baisse de 10 % en glissement annuel aux États-Unis). Mais ces chiffres ont surpris à la hausse et les chefs d’entreprise ont annoncé des perspectives favorables (guidance).

Les bénéfices ont dépassé les attentes de 16 % aux États-Unis et de 23 % en Europe (23 %), et ce dans la plupart des secteurs. Lorsque les entreprises ont fourni des indications sur leurs bénéfices à venir, les deux tiers d’entre elles ont relevé leurs prévisions. Les analystes financiers ont également revu à la hausse les perspectives bénéficiaires. Cet optimisme se traduit trois fois plus de révisions à la hausse que de révisions à la baisse des bénéfices aux États-Unis, et de seulement 1,4 fois en Europe. Reste à savoir si ces améliorations seront suffisantes pour que les marchés soient en mesure de résister aux mauvaises nouvelles sur la pandémie. C’est l’une des principales questions auxquelles les investisseurs vont devoir répondre au cours des prochains mois.

La victoire de Joe Biden anticipée sur les marchés

L’autre facteur crucial pour les perspectives économiques et de marché sera l’issue des élections américaines. Une relance budgétaire, des modifications de fiscalité et les changements législatifs vont-ils être permis par une « vague bleue » (c’est-à-dire la victoire de Joe Biden et une majorité démocrate significative au Sénat) ou l’impasse parlementaire va-t-elle rester en place ?

Le nombre de lois votées par l’actuel Congrès est inférieur de 60 % à celui qui prévalait lors des deux premières années du mandat de Donald Trump, lorsque les Républicains contrôlaient à la fois le Sénat et la Chambre des Représentants. Même avec une victoire de Joe Biden, si les Démocrates n’obtiennent pas une majorité de travail au Sénat, la perspective de changements politiques significatifs risque d’être inférieure à ce que les marchés anticipent en ce moment.

Les anticipations présentes actuellement dans le marché peuvent peut-être être déduites des performances relatives de certains secteurs pendant la semaine qui a suivi le premier débat présidentiel, lorsque les sondages et les sites de paris en ligne ont montré que les chances d’assister à cette « vague bleue » augmentaient.

Graphique 2 :

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Par exemple, des politiques plus respectueuses de l’environnement figurent au programme de Joe Biden, si bien que les anticipations de sa victoire ont soutenu le secteur des énergies renouvelables au détriment du charbon. Les géants du secteur de la technologie ont pâti des craintes de réglementation de leurs activités et les grands laboratoires pharmaceutiques des pressions pour une baisse du prix des médicaments. Ces deux thèmes sont souvent associés au programme du parti démocrate.


 

Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur à la date de publication, sont basées sur les informations disponibles et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Chaque équipe de gestion de portefeuille peut avoir des opinions différentes et prendre des décisions d’investissement différentes pour différents clients. Les opinions exprimées dans ce podcast ne constituent en aucun cas un conseil en investissement.

La valeur des investissements et les revenus qu’ils génèrent peuvent aussi bien diminuer qu’augmenter et il est possible que les investisseurs ne récupèrent pas leur mise de fonds initiale. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

L’investissement dans les marchés émergents, ou dans des secteurs spécialisés ou restreints, est susceptible d’être soumis à une volatilité supérieure à la moyenne en raison d’un degré élevé de concentration, d’une plus grande incertitude parce que moins d’informations sont disponibles, qu’il y a moins de liquidité ou en raison d’une plus grande sensibilité aux changements des conditions du marché (conditions sociales, politiques et économiques).

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